Avec Marion et Marie devant Biomar
Sinon l’évènement de ces derniers jours est le début de la débâcle. Après une journée de mauvais temps la semaine dernière, une zone d’eau libre est apparue. Nous hésitions tout d’abord : était-ce réellement de l’eau libre, ou alors y avait-il une couche de glace sous une fine pellicule d’eau ? Rapidement la tendance s’est confirmée, la zone d’eau s’étendant de plus en plus et les bergs se mettant à bouger… En quelques jours, le paysage a été complètement modifié. Désormais, les zones de balades sont très restreintes, notre territoire de jeu se réduit de plus en plus.
Panorama pris derrière le 42 (dortoir). A peu de choses près c’est la vue que j’ai quand je me brosse les dents !
Paysage au bout de la piste du lion
Pour rester dans la météo, nous avons arrosé la semaine dernière un nouveau record : la première fois qu’il n’y a pas un seul jour de neige en novembre ! C’est François, le chef météo, qui a payé le champagne. Le lendemain 1er décembre, il neigeait… Ouf, on a failli rater le record !
En ce qui concerne les loisirs, beaucoup de choses à fêter ces derniers temps. Il y a eu la pendaison de crémaillère du dortoir été, entièrement refait à neuf cet hiver. Du beau boulot ! Nous avons également eu le droit à une soirée italienne, avec pizzas/pâtes et desserts à la carte, comme au restaurant ! Et puis comme ici aussi c’est la France, nous avons eu un discours officiel du DisTA pour la journée de commémoration du 5 décembre. Sinon l’équipe de Biomar ayant procédé à un déneigement de la terrasse, nous avons organisé hier soir un apéritif sur notre terrasse pour fêter ce gros boulot ! Chaque bureau a maintenant une vue magnifique sur la banquise (enfin, sur la mer…), à la place des congères qu’il y avait avant. Et la pause café sur la terrasse devient très sympathique… L’apéritif quand à lui a vite dégénéré en bataille de boules de neige… Les balades ont également été fréquentes ces derniers soirs, pour profiter de la banquise tant qu’il en est encore temps…
Après le boulot, la balade du soir (photo Marie)
Sinon pour répondre à la question de Claire concernant l’approvisionnement en eau et en énergie à DDU, l’eau de boisson et de lavage est de l’eau de mer dessalée par un bouilleur. L’énergie de la base est fournie par un groupe diesel. La base dispose en fait de 3 moteurs situés à la centrale, ainsi que d’un moteur de secours localisé dans un bâtiment différent (secours en cas d’incendie). Chaque moteur fourni 140 KW, mais un seul tourne, les autres ne fonctionnent que pendant l’entretien du premier, où s’il y a un problème. Il y a 24h/24 quelqu’un qui surveille le bon fonctionnement de la centrale. Le carburant est amené par bateau pendant l’été, et il y a suffisamment de stock pour tenir plusieurs années… En été, il faut surveiller la consommation d’eau pour ne pas dépasser les capacités de production. Et pour éviter que tout ne gèle, il y a un système de circulation de saumure au niveau des tuyaux d’évacuation d’eau. Voilà pour l’essentiel ! J’aurai l’occasion de préciser certains points par la suite…
Pour revenir un peu aux animaux, en Guyane je m’étais extasiée devant les traces que font les tortues luths dans le sable, quand elles gagnent la mer. Eh bien quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ici la même chose… pour les manchots empereurs dans la neige !
Traces de tortue luth en Guyane
Traces d’un manchot empereur se déplaçant sur la banquise : la large trace du milieu correspond à son ventre, et les petites marques du côté aux ailerons sur lesquels il pousse pour avancer !
Voici également une photo d’un poussin empereur en pleine mue. Ils ont tous des têtes de punk, c’est à mourir de rire !
Poussin empereur en mue
Pour finir, voici la note humoristique de Cath. Cherchez l’intrus :)…
Je vous laisse, j’entends un hélico qui arrive, il faut aller aider à décharger…























